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1/2 - Vidéo Officielle de la Flashmob du Louvre :Interview de Roxanne PLANAS
3 weeks ago · 1 comment
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1/2 - Vidéo Officielle de la Flashmob du Louvre :Interview de Roxanne PLANAS
Ici c'est à des jeunes qu'une donne des idées de vie
et pas n'importe lesquelles.
Effectivement, il "se passe" quelque chose là
un travail qui n'est pas souffrance parce que les bords sont loin
et qu'à l'arrivée chacun existe vraiment.
je me permets un détour du côté de la relation travail-vie (ce n'est pas du loisir, l'autre moitié, c'est tout simplement la vie) cette relation qui se durcir au fur et à mesure que l'on "professionnalise les acteurs".
C'est la notion de contrat qui définit le travail et permet notamment de faire apparaître une activité du côté du PIB
L'absence de contrat (ou une tension plus lâche sur les rênes qui permet de l'oublier) donne à celui qui agit (l'enfant travaille quand il joue, au sens ancien du mot travail, celui qui existait avant que l'efficacité ait été détrônée au profit d'efficience) la marge dans laquelle l'esprit peut se promener, et se sentir sinon libre, tout du moins vivre.
Lorsque le monde de la bourse a commencé à s'intéresser aux nouvelles technologies, il l'a fait de façon brutale, en tentant d'imposer la logique du contrat en la substituant à la logique de l'honneur ("je le fais parce que je le veux bien ... même si c'est une illusion, le fait qu'elle me soit possible me suffit")
Avec un peu de marge (pas trop de normalisation temps-moyens-prodédures ...) quelqu'un qui travaille à la mise au point d'un jeu, d'une affiche d'un morceau de musique, peut assez facilement y passer 20 heures de suite pour un salaire qui est loin de prendre en compte tout ce temps.
Sans marge (voir "Contes de la folie ordinaire" avec Ben Gazzara et Ornella Mutti ) certains ne peuvent tout simplement plus agir, (scène du film cité où le poète se retrouve dans un salle en compagnie d'autres écrivains tous à leur bureau)
Lorsque les gestionnaires ont mis la main sur le secteur des NTIC il a fondu.
Tout ce qui était donné sans contre partie a disparu ("la bonne volonté" le "bene vola" implicite)
C'est un peu comme cela que les parts d'activité génératrices de bien mais non de PIB s'évanouissent lorsque le monde marchand (extrème, celui qui dit que "la confiance est due à une normalisation des procédure" et qui ne dépend plus du rapport "aléatoire" entre deux personnes) s'en empare.
C'est d'ailleurs ce qui rend les produits si cher, puisque cette partie qui s'est évanouie, il faut donner l'illusion de son existence à travers ... la pub (partie supposée gratuite du produit, mais qui vaut souvent bien plus, en particulier pour le plaisir qu'elle donne au consommateur, que le produit lui même)
Pour en revenir à ce qui nous est donné là
le produit est total, il se suffit à lui même, il contient tout ce que chacun peut donner.
Sous le régime soviétique, (idem sous Pétain en France puis un peu par la suite) de grandes manifestations regroupaient des jeunes qui eux aussi donnaient à voir des mouvements dansant ordonnés et à tendance festive.
Dès que la contrainte est devenue plus importante que l'enthousiasme, cette activité est devenue travail
et
comme l'absence de sourire au téléphone
le destinataire s'en est vite rendu compte.
Dhôtel disait que certains pécheurs du dimanche étaient au travail
récemment un député twitter s'interrogeait sur la différence entre ceux qui travaillent volontiers le dimanche et ceux qui refusent le travail du dimanche.
Ce sont les mêmes !
La différence ? La contrainte trop pesante de la loi et la présence d'un désir trop appuyé sur leur épaule.
Les options qui sont prises actuellement sont clairement celles de la contrainte, de la loi, des dispositifs mécaniques (ou pire statiques : "grillages" "murs" ... )
la vie, elle, est fluide et s'échappe du travail imposé pour choisir son travail ouvert
Les instants joyeux qu'on peut voir ici en sont un exemple ... et MJ est l'heureux prétexte à cette échappée
Note : le travail ouvert peut être rémunéré, mais il n'est pas que comptable, et en cela il échappe à la logique du contrat ... si je veux !
(En cela, la pub connue de tous racole du sens depuis l'expression, juste celle-là, : "parce que je le veux bien" !)